Quand je l’ai eu entre les mains, j’étais contente et quand je l’ai ouvert pour commencer ma lecture, j’ai eu le trac. Oui, le trac. J’avais tellement aimé le premier roman de l’auteur que j’avais peur de ne pas l’apprécier autant. Mais c’est aussi car il me manquait une petite chose et non des moindres à la lecture du premier : la plume de Ginie, celle qu’elle utilise sur son blog à succès Femme Sweet Femme. J’attendais cette écriture encore plus habile, encore plus fourbe et encore plus changeante qui sait aussi bien faire monter les larmes que les sourires en une seule fraction de secondes. Alors j’avais peur qu’il me manque quelque chose à la lecture de celui-ci aussi.

« Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit pas plus au bonheur qu’à la petite souris. Pire, une fois sur place, elle se souvient qu’elle ne déborde pas d’affection pour les personnes âgées. Et dire qu’elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Au fil des jours, Julia découvre que les pensionnaires ont bien des choses à lui apprendre. Difficile pourtant d’imaginer qu’on puisse reprendre goût à la vie entre des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé… Et si elle n’avait pas atterri là par hasard ? Et si l’amour se cachait là où on ne l’attend pas ?
C’est l’histoire de chemins qui se croisent. Les chemins de ceux qui ont une vie à raconter et de ceux qui ont une vie à construire.
           
C’est une histoire d’amour(s), une histoire de résilience, une ode au bonheur. »

Quand j’ai lu le sujet, j’avais peur que ce soit « facile ». Je m’explique. Installer un décor dans une maison de retraite en imaginant des personnages emplis de sagesse, de conseils sur la vie et de bonnes paroles, je me suis dit que c’était en effet relativement simple de toucher le lecteur avec un sujet si fort : il suffisait de placer ci et là des phrases bateaux sur la vie, les échecs, les épreuves, les bonheurs,… Et c’est là que je me suis laissée surprendre par ce roman. Le sujet était posé mais ce n’est pas ça qui en faisait l’histoire.

Et oui, même mes pommes ont joué le jeu du titre. ;)

Et oui, même mes pommes ont joué le jeu du titre. ;)

J’ai donc pris mon courage à deux mains
et je l’ai commencé (oui, je suis une fille forte).

Et voilà comment je me suis faîte retourner comme une crêpe entre deux chapitres, sans vraiment comprendre ce qu’il était en train de m’arriver. Et voilà comment je me suis retrouvée en pleurs à la fin du chapitre 66. Et voilà comment je suis passé des pleurs aux rires à la fin du chapitre 105, en une seconde et demi. Waow ! Mais oui, yes, la voilà la claque que j’attendais et que j’avais envie de recevoir. Voilà les mots que je voulais lire, pour lesquels j’avais envie de pleurer, de rire et de dégainer mon Stabilo.

Quelle habilité d’écriture ! Car, sachez-le, ce n’est pas facile d’émouvoir avec des mots mais faire rire, c’est encore plus dur. Véritable coup du sort pour mes yeux et mes zygomatiques, Virginie Grimaldi manie aussi bien la plume joyeuse que larmoyante.

Bref, ce bon roman est celui que je recommanderais autant aux gens positifs qui hocheront la tête à chaque page qu’à ceux qui ont besoin d’un coup de pouce pour voir le ciel bleu derrière les nuages. C’est un bon bol d’air frais rempli d’ondes positives sans être naïf sur la vie. Le médicament pour les fâchés avec les petits plaisirs de la vie et le pansement aux personnes bloquées par des fractures trop douloureuses, des cicatrices trop présentes. Bref, à prescrire sans plus attendre à tous ceux que vous aimez…

Pour le commander, c’est par et pour suivre l’auteur sur sa page officielle, c’est par ici.

Souvenez-vous, je lui avais posé quelques questions l’année dernière, à l’occasion de la publication de son premier roman « Le premier jour du reste de ma vie » (aujourd’hui également paru chez Le Livre de Poche). L’interview pour ce deuxième roman est prévue pour bientôt.

« Tu comprendras quand tu seras plus grande », Virginie Grimaldi – Éditions Fayard. 19,90 € 

A propos de l'auteur

Audrey Sarradin
Queen Lady

Curieuse de tout, créative surtout, j'aime informer les Ladies de l'actualité, les faire rire avec des sujets plus légers et les toucher avec des articles plus profonds. Chaque jour, je dégaine mon clavier azerty que je couple avec ma plume légère, mais parfois incisive. Et oui, Lady Lunatique est Choc & Chic…comme moi !

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